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Développement Durable

Agenda 21

La mise en place de l'Agenda 21

L'Agenda 21  est un plan d'action pour le XXI ième siècle adopté en 1992 par 173 chefs d'états à l'occasion du sommet mondial de la terre qui s'est tenu à Rio.
Face aux grands problèmes qui se dessinaient, la réponse des principaux chefs d'états a été d'élaborer un plan d'action pour le siècle suivant. Ainsi, la sortie de crise devrait se faire par un changement dans notre mode de gestion politique, économique, social, environnemental, mais aussi et surtout par un changement de notre de mode de pensée qui s'inspirait alors de la notion de Développement Durable telle que définie en 1987.

L'Agenda 21 s'attache donc à mettre en pratique les principes du Développement Durable, c'est un programme politique.

En quoi l'Agenda 21 offre des solutions à notre sortie de crise ?


L'Agenda 21 local est une démarche participative à l'échelle d'un territoire qui vise à mettre en place un programme d'actions qui respecte les principes du Développement Durable en les intégrant à la réflexion politique.

Ce projet, novateur autant par ses principes que par sa méthode, s'inscrit dans une logique de vision à long terme.

Les Agendas 21 bénéficient d'un cadre de référence à l'échelle nationale. Ainsi, tout territoire qui désire se lancer dans l'élaboration d'une telle démarche doit se référer à ce cadre pour bénéficier de la reconnaissance de l'État via le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie du Développement Durable et de la Mer (MEEDAT). Ce cadre définit 5 finalités et prescrit 5 modalités pour les atteindre.


Les 5 finalités de l'Agenda 21 sont :
1. la lutte contre le changement climatique,
2. la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources,
3. la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations,
4. l’épanouissement de tous les êtres humains,
5. une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.


La mise en œuvre via 5 modalités :
- stratégie d’amélioration continue ;
- participation ;
- organisation du pilotage ;
- transversalité des approches ;
- évaluation partagée.


Les Agendas 21 correspondent à une démarche de projet de territoire. Chaque territoire est particulier par son histoire, sa situation, ses habitants, ses ressources....et mérite donc une gestion qui lui est propre, même si dans les grandes lignes, les objectifs restent les mêmes d'un territoire à l'autre. Ces objectifs visent à prendre en considération les piliers du Développement Durable. La méthode est celle de la participation de tous les acteurs de la société. Désormais, élus, acteurs économiques, citoyens peuvent se côtoyer et participer ensemble à l'élaboration de la politique de leur territoire. Les Comités Consultatifs de Quartiers peuvent servir de tribunes aux habitants et faire émerger un débat citoyen qui aboutit sur des propositions ou des demandes concrètes et partagées par le plus grand nombre.

Grâce à l'Agenda 21, qui propose une manière de penser et d'agir différente, les choix d'aujourd'hui pour les politiques de demain, sont le fruit d'un consensus et d'un arbitrage entre toutes les parties prenantes d'un territoire. Les collectivités locales peuvent faire le choix de solliciter l'expertise et le vécu de tous pour les intégrer dans les orientations et les choix politiques : c'est le principe de démocratie participative ou démocratie de proximité.


L'Agenda 21, en tant qu'agenda, doit inscrire sur le long terme des objectifs avec des résultats attendus et des échéances définies à l'avance. Il s'agit du Programme d'Actions. Ce programme reprend l'ensemble des axes de développement en le détaillant par des actions concrètes. Il est le fruit d'un long travail qui suit une logique dite de projet telle que présentée ci dessous. Les grandes étapes doivent être respectées pour, d'une part respecter le principe de développement et d'autre part pour être le plus efficace possible.


L'Agenda 21 étape par étape


Afin d'aboutir à la mise en œuvre de l'Agenda 21, il faut adopter de la rigueur et respecter pour cela un calendrier que l'on suivra étape par étape. Chacune d'elle est gage de qualité et de réussite pour celles qui vont suivre.

Contrairement à une logique linéaire, la méthodologie d'un Agenda 21 se base sur une vision cyclique et conçoit la mise en place d'une telle politique comme étant nécessairement circulaire en établissant des allers-retours et surtout des phases où l'on observe les résultats au vu des objectifs pour tenter d'améliorer constamment le système. Un échec est une raison pour aller plus loin et se poser de nouvelles questions qui nous remettent en cause afin d'améliorer encore notre système : c'est une logique d'amélioration continue :


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  • La mobilisation des acteurs est une étape clé de l'Agenda 21. Tout d'abord les élus sont les premières personnes à mobiliser. C'est d'eux que partira la démarche. L'Agenda 21 requiert une organisation différente de celle que nous connaissons classiquement dans une administration. En effet, l'objectif est de décloisonner les compétences pour que tous s'impliquent et mettent à profit leur connaissance pour le bénéfice de tous. La hiérarchie est alors reléguée à un second plan pour permettre une transversalité dans les échanges même si l'autorité reste de mise. Le Maire est la personne qui, avec les conseils des autres élus et les propositions des habitants, prend la décision en dernier lieu. Mais l'objectif est de mutualiser les compétences et les connaissances.
  • Une fois la mobilisation amorcée, nous devons nous atteler à dresser un état des lieux du territoire. Celui ci permettra de prendre connaissance avec le patrimoine et de partager une vision commune, à la base de futurs échanges et discussions.
    On pourra ainsi mettre en avant les atouts et les opportunités du territoire et s'attacher à les valoriser. Une base solide et positive de laquelle pourra commencer à se dessiner une première orientation dans les choix que nous ferons. De la même manière, les faiblesses et les menaces qui caractérisent le territoire seront mises en évidence et permettront de relever les points auxquels il faudra que l'on attache de l'importance afin de lever les freins qui pourraient se présenter dans le cadre de la démarche.
    On distingue deux types de diagnostic. Il y a d'un côté le diagnostic dit « objectif ». Celui ci recense les éléments quantifiables qui caractérisent les éléments du territoire. Par exemple, dans un schéma de déplacement, le nombre de lignes de bus qui desservent la ville, les parcours cyclables, l'accès au transport en commun sont autant d'éléments que l'on peut chiffrer.
    Le second diagnostic est dit « vécu », « partagé » ou « ressenti ». Celui ci recense plutôt les éléments de type qualitatif. On les récolte à travers des questionnaires ou des entretiens auprès de la population et des différents acteurs. Cela permet de prendre en compte la perception des habitants. Il a le grand avantage de donner la parole au plus grand nombre et d'ouvrir la réflexion vers d'autres critères que ceux uniquement chiffrés, quantifiables et plus austères. L'expression et le ressenti de chacun permet d'aborder une nouvelle dimension, rarement prise en compte dans les choix politiques. Les citoyens sont entendus en tant qu'experts du quotidien.
    Le diagnostic est une étape importante du processus puisque c'est de lui que partiront les réflexions.
  • La sensibilisation de la population mais aussi du personnel de la Mairie et des élus permet de présenter l'intérêt de la démarche tout en évoquant les tenants et les aboutissants. Si les acteurs se sentent concernés, leur implication n'en sera que meilleure. Or, l'implication du plus grand nombre et leur participation au processus, rendra plus pérenne et plus pertinente la démarche. La sensibilisation peut prendre divers aspects, soit sous forme de rencontres/ débats, de salons et d'expositions, de présentations par le Maire ou d'autres élus, de séances de formation. Les possibilités sont grandes. L'objectif est de partager la même définition de la notion de Développement Durable et de cerner l'intérêt que revêt l'Agenda 21.
  • A ce stade, les acteurs sont mobilisés, la population est sensibilisée et nous avons en main un état des lieux, sorte de photographie à un instant «T» du territoire. Nous pouvons désormais envisager un fil rouge pour notre Agenda 21 et pour cela définir une stratégie. En effet, à la lumière des enjeux qui se dessinent dans l'état des lieux nous pouvons définir quels sont les grands objectifs et défis à relever sur notre territoire. Avec la participation de la population et éventuellement la création de groupes de travail thématiques, nous sommes désormais en mesure de définir le squelette de notre Agenda 21, sans rentrer dans des actions précises mais en connaissant au moins les domaines dans lesquels nous souhaitons intervenir. Par exemple, le « Renforcement la cohésion sociale et le lien intergénérationnel » ou le « Maintien la biodiversité sur le territoire ».
  • Il faut désormais décliner nos domaines d'intervention en action concrètes : c'est la validation du Programme d'Actions. Nous définissons de manière précise comment nous allons atteindre les objectifs que nous avons définis auparavant. Pour cela, nous définissons chaque action et la formalisons via des Fiches Actions. Par exemple pour reprendre le thème « Maintien la biodiversité sur le territoire » voici quelques exemples d'actions :
    • « Replanter des haies vives sur le territoire »
    • « Créer des plans d'eau pour l'accueil de faune aquatique »
    • « Créer un observatoire de la biodiversité »
    • « Réduire l'utilisation de produits phytosanitaires dans l'agriculture »....

Ainsi, un grand nombre d'actions sont déclinées selon les thèmes retenus. Chaque Fiche Action définira de manière précise les éléments de contexte, les modalités de mise en oeuvre, les financements qui sont alloués, les personnes qui doivent être impliquées, les partenaires, les échéances....

Normalement, tous les ans, un nouveau Programme d'Actions est choisi pour l'année suivante. Ceci permet de garder une dynamique positive autour de l'Agenda 21.


  • Une étape ou plutôt une méthode importante consiste à établir un suivi et une évaluation des actions qui sont déployées et par extension de l'Agenda 21 lui même. Ceci permet de garder un œil attentif sur la démarche, de vérifier que les actions nous ont permis d'atteindre les objectifs visés et , le cas échéant, de rectifier le cap. C'est le principe de l'amélioration continue. Pour cela, nous intégrons des critères d'évaluation dans les Fiches Actions. Par exemple, dans le cas de l'action :
    • « Replanter des haies vives sur le territoire », on va proposer des indicateurs parmi lesquels :
      • Nombre de mètre linéaires replantés
      • Évolution du nombre d'espèces recensées
      • Suivi de l'érosion des sols
      • Perception de la qualité paysagère
      • Nombre d'agriculteurs intégrés dans la démarche...

Ces indicateurs permettent, à la manière d'un tableau de bord, de vérifier la pertinence des actions entreprises et surtout des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, cela permet de se pencher de nouveau sur la question et trouver une solution peut être plus adéquate.

 

Voir les Les Fiches actions de la Mairie de Fenouillet

 

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